Commentaires/Réflexions. Rapport Ropars Inc.

On cherche à démontrer qu'il y a de toute façon du gravier donc en mettre de plus... (Remarquez la grosseur)

Gros plan sur algues et petits cailloux comme si cela dominait la plage. Pourquoi pas un sondage en profondeur? Pourquoi cherche-t-on a rester en surface? Imaginez une plage transformée en rampe de lancement avec les roches la plage projetées sur la promenade. Dire qu'on a fait disparaître les pavés unies de la promenade par crainte que ceux-ci deviennent des boulets dans le roulement de la vague! Assisterons-nous un jour à une lapidation?

Il y a des bancs de sables partout dans la région vestiges du retrait de la mer il y a de cela 10 000 ans. Bien sûr c'est difficile à trouver quand on vient pas de la région. Dans ma jeunesse à Mont-Joli et à Rimouski, on allait régulièrement y jouer. On m'a parlé d'un banc de sable gris à Saint-Angèle!

On parle ici de sable et gravier: la couleur n'est jamais mentionnée comme si cela n'avait pas d'importance. On parle de 1 à 7 mm comme une grosseur recherchée.

Photo un peu surprenante pour illustrer le propos. On sait qu'il peut sortir n'importe quoi d'un fluvial comme la démontre la photo. Le matériel présent est-il réellement indigène? L'idée serait-il de laisser entendre qu'il n'y aurait pas vraiment de sable sur cette plage donc on peut la recouvrir de galets... ou de roches. Ce "gravier" cependant ne semble pas contenir de roches bien grosses. Si ça c'est du gravier alors ce qu'ils ont mis c'est .... un tas de roches.

On propose de faire une caractérisation de la granulométrie sur au moins un mètre! Cela n'a donc pas été fait! C'est très surprenant! D'après ce qui est dit dans ce rapport, certaines parties de la plage résisteraient mieux aux assauts des vagues. Cela aurait été pertinent de commencer par là pour voir la densité et la grosseur des matériaux sous la couche de sable et penser l'appliquer ailleurs.

2ième paragraphe : TRÈS INTÉRESSANT:
"un projet de recharge de Sainte-Luce devrait s'orienter vers des sédiments ayant un diamètre médian supérieur à 5 mm, soit un <<gravier avec un peu de sable ET DES TRACES DE GALETS>>". Méchantes traces de galets. Comment se fait-il que cette recommandation n'a pas été retenue?

J'aurais inversé le max et le min ici! Le graphique semble dire que, si on prend le centre de la zone jaune vis à vis 5 cm c'est à dire 50 mm, 90% des matériaux devaient être inférieurs à 5 cm. D'après ce graphique pratiquement aucun matériaux ne devait excéder 10 cm ou 100 mm!! Cela ne semble pas correspondre avec la réalité.

Un scénario moins pénalisant

On prévoit poursuivre la recharge aux 5 à 15 ans. Misère. Pour éviter des recharges trop fréquentes on propose d'y mettre le paquet. On parle de deux ou trois opérations totalisant 75% de ce qui est déjà. C'est sûr que si on ne les arrête pas la plage devra s'appeler l'Anse-aux-galets. Et le centre de service sera protégé jusqu'au moment où les vagues pleine de roches des tempêtes l'auront complètement lapidé. Le soulignement en jaune n'est pas de moi.

Les tracteurs n'ont pas fini de se promener.

La population c'est fait littéralement endormir avec cette granulométrie médiane de 7 mm. JAMAIS j'aurais imaginé un tel blasphème à notre plage. JAMAIS. C'était tout simplement INCONCEVABLE. Quelle gifle qu'on vient d'administrer aux propriétaires de gîtes, de campings, de restaurants, de matériel de locations qui, depuis des années mettent tout leur coeur et leurs énergies pour développer une offre touristique cohérente et chaleureuse afin de retenir un peu plus longtemps dans notre région ces touristes qui plus souvent qu'autrement étaient simplement de passage. Combien de fois ai-je parlé sur la promenade avec des touristes souvent surpris de découvrir ce paysage tout à fait charmant et qui nous trouvent vraiment chanceux de vive dans ce petit coin de paradis. Ce peut-il que nos élus régionaux aient tourné le dos à la mer alors que la population de tout le Québec cherche à la redécouvrir?

On semble ici vouloir ménager les usagés. On parle d'éviter des sédiments trop grossiers. Alors là, c'est complètement raté.
On aurait peut-être pu sortir le sable sur un mètre de profondeur en le poussant vers le bas, vers le fleuve sur toute la longueur de la recharge, puis faire la recharge et rechausser le tout avec le sable. On nous a laissé entendre que les promoteurs espéraient que le sable reviennent à la longue conquérir la recharge. C'est, nous disent-ils, le paris qu'ils font! Par contre l'ingénieur, nous dit qu'il faut absolument du matériel grossier! Qui devons-nous croire? Je crois que si nous laissons faire c'est toute la population devra faire son deuil de ce qui aura été pour plusieurs le joyau touristique des régions Mitis-Neigette. Il nous restera plus qu'à prendre des vacances ailleurs! Pourquoi pas dans le sud. C'est tellement abordable pour les familles moyennes. Et les autres?