La tempête d'hier le 7 novembre 2014 a dégagé une autre partie de ce beau fluvial tout neuf à l'ouest de la recharge.

8 novembre 2014. Lors de la tempête d'hier la recharge a accusée un recul de 5 pieds supplémentaires passant environ de 29,5 pieds à 24,5 pieds. À cet endroit la recharge a reculé depuis le début d'environ 26 pieds soit un recul linéaire d'environ 52%.

Si le matériel utilisé n'était constitué que de " gravier, sable et quelques galets" dixit le rapport Ropars alors comment ce fait-il que nous avons un ravinage qui se tient verticalement sur presque toute la longueur de la recharge? Cela aurait été pratiquement impossible avec les matériaux prescrits au départ. Comment peut-on avoir tamisé du "gravier , sable et quelques galets " et se retrouver avec un matériel qui lie ensemble les différents agrégats?

Tout le long de la recharge il y a des mottes de " Gravier, sables et quelques galets" qui se détachent du ravinage de la recharge.

On voit à mes pieds un bloc de " Gravier, sable et quelques galets" qui s'est visiblement détaché de la recharge constituée de "Gravier, sable et quelques galets"

Sur le dessus de la recharge il y a en apparence beaucoup plus de roches qu'avant la tempête. Ont-elles ressorti suite au lessivage du sable par la mer ou encore tout simplement ont-elles été projetées par les vagues sur le dessus de la surcharge? Il y a probablement des deux.

Ici le panneau de sortie de l'émissaire est recouvert de matériel obstruant son mécanisme d'évacuation en cas de grand débit. Lorsque l'on marche le long de la recharge on s'apperçoit que vis à vis les émissaires le phénomène du ravinage disparaît. En effet il ne semble pas y avoir d'agent liant dans le gravier vis à vis les émissaires.

Il semble que le gravier de 7 mm s'est beaucoup mieux comporté que le sable qui était pourtant juste à côté et qui lui s'est lésivé en grande partie laissant de "drôles"de matériaux. Le gravier de 7 mm n'était pas cependant aux premières lignes de la tempête mais nous laisse un peu d'espoir.

Le sable déposé sur la recharge par le promoteur à côté du gravier de 7 mm provient visiblement du sable récupéré de la tempête de décembre 2010. En effet le lessivage du sable a laissé sur place plusieurs pavés unis.

Vis à vis la descente du 3, Route du Fleuve Est, environ 2 pieds de sable disparu avec la tempête du 7 novembre. Cette démarcation jaune commence doucement immédiatement à l'Est de la recharge pour s'accentuer jusqu'à cette descente de plage pour ensuite diminuer et disparaître vis à vis le pergolas de l'Est de la promenade.

Suite à la tempête du 7 novembre 2014, on peut apercevoir la ligne jaune du retrait du sable du pergola de l'Est jusqu'à la recharge. Ici une de mes craintes semble s'avérer! Par effet d'entennoir l'eau qui ne peut plus utiliser l'espace occupé par la recharge ne disparaît pas magiquement pour autant et doit nécessairement se frayer un espace à conquérir à l'Est de la recharge. D'où une surcharge sans précédent sur le mur situé immédiatement à l'Est de la recharge. Le profile de la ligne de démarcation jaune qui commence à l'Est de la recharge pour s'étomper complètement vis à vis le pergola Gaétan Pineault semble confirmer entièrement mon hypothèse de départ.

Et si nous avions déjà la solution devant les yeux ici même dans la Baie de Sainte-Luce? Durant la tempête de décembre 2010 beaucoup de propriétés ont été endommagées à l'Est de ce petit bout de plage. Pourtant je ne me souviens pas d'un désastre vis à vis cette plage qui est souvent bien fréquentée. Ces plantes marines semblent extrêmement efficaces malgré tous les piétinements des touristes et que la largeur de la bande est plutôt mince. Je ne sais pas si le petit point de service de la municipalié a été endommagée mais j'ai constaté qu'il y a peu de plantes marines vis à vis ce centre de service et que celui-ci est très près de la plage. Monsieur Ropars nous a confirmé que le principal problème de la plage était finalement la présence d'un mur vertical. Et j'ai parlé avec un autre ingénieur océanographe qui confirme le même diagnostique. Il semble qu'à bien des endroits dans le monde on les a enlevés après s'être rendu compte que leur construction était une méchante erreur. Dans les années 60 la plage vis à vis le 3 Route du Fleuve Est se rendait immédiatement jusqu'au chemin et les gamins que nous étions serpantaient entre les belles roches de granites et les herbes marines et il y avait vraiment du beau sable. À l'époque il n'y avait pas le décalage actuel entre le niveau du chemin et la plage. À mon souvenir c'était encore moins abrupte que la petite plage à l'Est du Domaine de la plage.

Et si la solution était là. Ce qui semblait parfois incroyable il y a seulement 10 ans n'est il pas finalement arrivé? Il suffit de changer de point de vue. Je crois qu'en sciences humaines on dit plutôt qu'il faut changer de " paradigme " et repartir un projet d'aménagement cohérent par rapport aux changements climatiques et qui fera de Sainte-Luce, pourquoi pas, une destination incontournable dans le Bas St-Laurent. Après tout le climat, n'est-il pas supposé se réchauffer?