Le 5 novembre 2014 les journalistes de notre région ont été invités par la municipalité de Sainte-Luce à une conférence de presse

Le 5 novembre 2014 les journalistes de notre région ont été invités par la municipalité de Sainte-Luce  à une conférence de presse où était présents Monsieur Paul-Eugène Gagnon maire de Sainte-Luce, Monsieur Jacques Bélanger de la Sécurité Civile, Monsieur Yann Ropars de la firme d'ingénérie Ropars Inc. et Monsieur Pierre L'Heureux de la firme Roche. Absence remarquée, un représentant du ministère de l'environnement. J'y ai assisté comme auditeur libre puisque je ne suis pas journaliste. En fait on m'a fait promettre de ne pas poser de question ce qui est normal dans les circonstances. Mais qu'elles auraient été mes questions?
 
Qui était en charge de s'assurer de l'acceptabilité sociale de projet de recharge de la plage Sainte-Luce ? 
 
Comment se fait-il qu'une plage attirant des milliers de villégiateurs chaque année n'a pas mérité plus d'égards?
 
Qui a pris sur lui de penser que quelque chose d'aussi incroyable pouvait passer comme une lettre à la poste?
 
Pourquoi  ne pas avoir convoqué la population à une réunion explicative  sur l'ensemble du projet pilote étant donné les conséquences socio-économiques pour l'industrie touristique et commerciale de Sainte-Luce et l'incidence sur les valeurs des maisons riveraines?
 
Qui parmi vous a décidé que la population ne méritait pas d'être informée?
 
Pourquoi votre projet pilote n'a t-il pas été fait ailleurs où il n'y avait pas de station balnéaire?
 
Pourquoi avoir choisi une station balnéaire fréquentée depuis plus de 100 ans par des touristes de plus en plus nombreux, un véritable success story touristique dans le Bas St-Laurent? 
 
Avez-vous pensé d'inclure dans vos coûts de projet pilote les pertes en évaluation foncières que la municipalité va subir suite à la dévaluation des propriétés riveraines? 
 
Avez-vous pensé d'inclure dans vos coûts de projet pilote les pertes en évaluation foncières que la municipalité va probablement subir suite à la dévaluation des commerces directement affectés par la diminution du nombre de touristes?
 
Pour utiliser une expression que vous avez vous même utilisées lors de la réunion du mardi 4 novembre et qui ne s'invente pas, qui va NOURRIR LA BÊTE pendant ces 15 prochaines années et qui va payer pour ça? (Le rapport d'ingénierie prévoit de rajouter à terme  jusqu'à 75 %  de ce qui a été mis ce mois d'octobre 2014 de "gravier, sable et quelques galets")
 
En quoi le projet de recharge entraîne un enrichissement collectif de la communauté?
 
En quoi la recharge du gravier pendant 15 ans serait une mesure plus durable, soutenable et acceptable pour la population et l'environnement que de redéployer au printemps du sable indigène qui s'accumule à certains endroits sur la plage?
 
Qui a prétendu qu'il n'y avait pas de bancs sable de disponible dans la région?
 
Pourquoi attendez-vous au mois de juin 2015 pour étendre votre gravier 7 mm sur la plage? 
 
Craigniez-vous de ne plus retrouver de votre "sable" au printemps si vous l'aviez étendu cet automne et devoir affronter tout l'été des villégiateurs en furies? 
 
Et si vos craintes étaient fondés pour juin 2015, quand sera-t-il de votre "sable de grève" en juin 2016 quand l'automne 2015 aura lessivé votre dune? 
 
Comment se fait-il que vous n'avez pas réellement tenu compte de l'étude hydraulique qui a coûté des milliers de dollars et qui recommandait comme granulométrie des matériaux allant du sable au gravier et au maximum des galets de 5 cm de diamètre? 
 
Pourquoi l'avis public aux contribuables de la sudite municipalité concernant le règlement R-2014-197 de l'assemblée extraordinaire du 21 juillet 2014 décrétant une dépense de 683  667$ et un emprunt de 683 667$ pour la recharge de l'Anse-aux-coques a-t-il été donné à Sainte-Luce seulement le 24 octobre 2014 soit 3 mois plus tard et que nous nous trouvions à cette date devant un  fait accompli? 
 
Pourquoi les promoteurs de la recharge ne comprennent-ils pas que l'eau de la marée haute ne pourra pas retrouver sa place habituelle vis à vis la recharge et que, par vase communicant, cette eau qui ne disparaîtra pas, se verra contrainte à couler vers l'Est de la recharge provocant ainsi une inondation hâtive de la plage immédiatement située l'Est de la recharge ce qui fera fuir encore plus rapidement les touristes en été et, pendant les tempêtes d'automne augmentera  indûment la pression sur le mur immédiatement à l'Est de la recharge créant un phénomène sans précédent 100  mètres à l'Est de la recharge? 
 
Autrement dit pourquoi les promoteurs ne comprennent-ils pas que leur solution ne fait que déplacer le problème à l'Est de la recharge tout en contaminant à terme toute la plage au complet de grosses roches?