La Plage de Sainte-Luce est-elle sauvée ou ruinée?

Le paysage de Sainte-Luce-sur-Mer risque d’être différent l’été prochain. Pour remédier au problème de désensablement, causé par les grandes marées, la municipalité a procédé en octobre à des travaux visant à recharger la plage en y déposant quelque 1500 chargements de terre, de sable et de galets.
Si le maire est convaincu de l’efficacité de cette méthode fort répandue aux États-Unis, des citoyens craignent que la plage perde ses airs de carte postale. Pour ajouter au casse-tête, d’un point de vue scientifique, les spécialistes ne s’entendent pas. Qui plus est, certains citoyens de l’Anse-aux-Coques, Jacques Tremblay en tête, dénoncent l’attitude de la municipalité qui ne les aurait pas suffisamment informés dans ce dossier, un projet-pilote d’une valeur de 750 000 $. « Il y aurait dû avoir un processus de consultation publique, mentionne M. Tremblay au cours d’un entretien téléphonique. Tout ça a manqué terriblement de transparence. »
« Qui était responsable de l’acceptabilité sociale de ce projet-là ?, demande-t-il. Je crains une contamination avec ce magma de roches différentes. Et je crains aussi qu’on se retrouve avec une plage de galets. »
« Ça fait 100 ans que les touristes viennent ici, rappelle-t-il. C’est à peu près la seule station balnéaire entre Rivière-du-Loup et Sainte-Anne-des-Monts », tient-il à souligner.
UNE ATTRACTION TOURISTIQUE
Le maire de Sainte-Luce, Paul-Eugène Gagnon, est pour sa part très confiant de la réussite du projet. Selon lui, l’amas de terre et de roches déposé le long du mur protecteur devrait permettre de se protéger des grandes marées tout en ramenant du sable sur la plage. « On va attendre le printemps prochain pour voir ce que la mer a fait comme travail, dit-il en assurant que les galets restés sur la plage seront enlevés en même temps que les algues à l’occasion du grand nettoyage à la fin de l’hiver. »
Selon lui, la surélévation qui s’étendra sur 10 m, produite par le mélange de terre déposée sur la plage, deviendra un véritable attrait touristique.
« Les gens vont être surélevés par rapport à la mer. On va devenir un exemple au Québec en ce qui concerne l’érosion des berges. » — Paul-Eugène Gagnon, maire de Sainte-Luce
D’ici peu, les résidants de Sainte-Luce devraient recevoir dans leur boîte aux lettres un bulletin d’information visant à expliquer le projet.
Urs Neumeier, professeur en géologie marine à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski reconnaît que d’autres solutions auraient pu être mises sur la table pour réduire les problèmes d’érosion, mais compte tenu du fait que l’Anse-aux-Coques est un lieu touristique, il était inconcevable d’imaginer un plan visant à enlever la promenade en bord de mer et ses stationnements afin de reculer la rue. Dans le contexte, la recharge de plage était la meilleure option, selon lui. « [Par contre], dans l’idéal, il faut mettre un sédiment similaire ou légèrement plus grossier. » Or, dans le cas présent, on a utilisé du gravier, de la terre et des galets pour réduire les coûts.
De quoi aura donc l’air la plage l’été prochain ? « La mer va se charger de répartir les cailloux et de refaire un joli profil de plage, croit M. Neumeier. L’été prochain, tout ça aura l’air d’une plage avec un sédiment un peu plus grossier et quelques galets. »
Un avis que ne partage pas André Reid, ingénieur-géologue. Il affirme que ce qui a été déposé sur la plage ne va contribuer qu’à salir l’eau, donc la rendre peu intéressante pour la baignade. « L’argile reste en suspens dans l’eau, explique-t-il. Le lendemain d’un brassage, l’eau va être sale et ça n’empêchera pas les grosses tempêtes d’atteindre le mur. »
Ses prédictions pour la saison estivale 2015 : « Ça ne sera pas beau, affirme-t-il sans détour. La plage n’aura pas un beau visage. »

Des choix faits sans aucune consultation publique afin de s'assurer de l'acceptabilité sociale du projet alors que ce projet pilote va toucher de plein fouet des milliers d'usagers et toute l'industrie touristique régionale. Des choix faits sans expliquer à la population la nature même du projet parlant il y a à peine 11 mois d'un "projet d'ensablement " alors que depuis 2012 la sécurité civil avait mandaté M Yann Ropars pour produire une étude pour une recharge de la plage. En mars 2013 le rapport de M Ropars parle de recharge de la plage avec du " gravier, sable, et quelques galets" . Finalement cet automne le chat a fini par sortir du sac. En effet d'après le journal l'Avantage du 12 novembre 2014 qui était à la conférence de presse convoquée par la municipalité le 5 novembre 2014, les spécialistes engagés par la municipalité ont fini par dire ce que tout le monde avaient constaté. En effet les promoteurs parlent maintenant d'un "enrochement massif de la plage". Il est important de rappeler que la plage située à l'Est de la recharge après une seule vraie tempête est maintenant contaminée de cailloux provenant de cette recharge. Le 4 ième paragraphe m'étonne beaucoup en regard des réponses que vous m' aviez données vers le 20 ou 21 octobre 2014. En effet je vous ai parlé qu'une rumeur courrait dans la population que vous faisiez face à un ultimatum et que ce projet était à prendre ou à laisser sinon vous deviez vous débrouillez seul avec votre problème. Comme réponse vous avez laissé entendre que cette rumeur n'était pas fondée alors vous comprenez mon étonnement actuel devant vos propos. Devant un tel ultimatum vous auriez dû faire preuve de leadership et mettre votre population dans le coup plustôt que d'accepter n'importe quoi qui risque de ruiner pour plusieurs années toute l'industrie touristique de Saint-Luce. Qui vous a imposé un tel ultimatum? Dites-nous le pour qu'on s'en rappelle aux prochaines élections. Cet ultimatum est une marque de mépris envers les milliers d'usagés de la Mitis et de la Neigette et les entreprises touristiques de Sainte-Luce et de la région. Rappelons que le gouvernement a trouvé une solution à 14 kilomètres à l'Est de Sainte-Luce. Qui a prétendu que les Luçoises et Luçois et leurs entreprises touristiques étaient moins méritants que les Flaviennes et les Flaviens et leurs entreprises touristiques?

D'après le décret, vous aviez la responsabilité de vous assurez de l'acceptabilité sociale de votre projet pilote. Ce n'est pas parce que vous déléguez vos responsabilités à des bureaux d'ingénieurs que vous en n'êtes plus responsable. D'après le décret, vous avez demandé de pouvoir recharger à nouveau la plage jusqu'en 2024. D'après le rapport Ropars il est prévu de rajouter jusqu'à 75% de ce que vous avez déjà dompé sur la plage. Tout cela aux frais des contribuables de Sainte-Luce tout en dévaluant les propriétés riveraines. On a pas fini de payer.
Si vous persistez à maintenir une partie horizontale à votre plage vous finirez par avoir des problèmes de sécurité à marée haute. Ça me surprend que votre spécialiste de la sécurité civil ne vous ramène pas à l'ordre lui qui avouait durant l'assemblée publique du 4 novembre 2014 qu'il était traumatisé d'avoir vu des morts laissant sous entendre que le projet pilote était une nécessité pour en éviter. Y a t-il un mort, un blessé, une victime d'hypothermie en 2005, 2007 et 2010 à Sainte-Luce et même ailleurs en Gaspésie?Donnez nous des noms! Cela dit vous faites bien d'attendre au printemps pour mettre votre sable. Si vous l'aviez mis en automne 2014 il y de bonnes chances qu'il n'y en aurait pas resté au printemps 2015. Le vrai test sera au printemps 2016 à moins de trouver un pic de sable. Il semble qu'à Sainte-Luce nous ayons que des pics d'enrochement massif. Le profile de ravinage qu'ont sculté les marées nous démontre qu'il n'y avait pas que du "gravier, du sable et des galets " dans les camions. En effet un mélange de gravier, sable et galets ne peut pas se tenir droit tout seul comme ça. Est-ce qu'un tel matériel coûtait vraiment 36$ le mètre cube selon l'estimation des coût fait par M Ropars? L'estimation des coûts fait par M Ropars était basée sur le matériel " gravier, sable et quelques galets" . Puisque nous avons eu finalement droit à un " enrochement massif" est-ce que des coûts moyens pour chaque camion de 360$ pour 10 mètres cubes de ce matériel très grossier sont vraiment justifiés?
D'après les ingénieurs au dossier, la plage se comporte tel que prévu faces aux grandes marées jusqu'ici vécues. Est-ce que vous insinuez que vos ingénieurs avaient prévu la contamination de toute la plage? Et si oui, malgré ce fait, vous avez décidé quand même de faire la recharge avec toutes les conséquences qui vont avec? Etes-vous vraiment conscient de ce que vous venez d'écrire? Vous voulez nettoyer la plage comme à chaque printemps? Et bien non Monsieur ce ne sera pas suffisant! Pas suffisant car vous devrez décontaminer toute la plage qui est devant chez moi ainsi que les éventuels autres 1500 mètres tel que vous l'avez laissé entendre à Mme Nathanielle Morrissette dans l'article de la Presse Plus du 22 novembre 2014 mais je ne m'en fait trop car vos ingénieurs sont tellement prévoyants qu'ils avaient prévu tout ça. Et je suis sûr que vous aviez budgetté tout ça pour des générations à venir!

Vous prétendez que Sainte-Luce n'est pas que 500 mètres de plage. Je l'espère bien car par les temps qui courent ce serait extrêmement déprimant. Cela dit il ne faut pas mettre en opposition les différentes industries, secteurs et citoyens qui œuvrent à Sainte-Luce. Divisez pour régner est une stratégie qui peut marcher à court terme mais qui n'augure rien de bon à long terme. Je crois que les gens de Sainte-Luce ont raison d'être fiers des différentes entreprises qui oeuvrent sur leur territoire. Le problème c'est pas seulement la contamination de 500 mètres de plage mais la contamination d'au moins 1500 autres mètres de plage. Sainte-Luce n'a pas les moyens de perdre aucun de ses joyaux par des projets douteux et contreproductifs. Et c'est seulement en consultant sa communauté sur des enjeux aussi fondamentaux que le conseil municipal va favoriser un climat où les citoyens de Sainte-Luce seront unis et épanouis, fières de leurs multiples richesses et où la mer et la terre s'uniront en offrant une qualité de vie exceptionnelle. Mais pour l'instant vous avez franchement raté le bateau.
Lorsque vous affirmer qu'au niveau de vos décisions la priorité est accordée aux projets subventionnés je veux bien mais ce n'est pas une raison pour accepter les cadeaux de grec. Vous connaissez l'histoire du cheval de Troie. Un beau cadeau gratuit que les Troyens auraient dû refuser. Ce fut la perte de toute une cité comme ici ce sera la perte par contamination de toute une plage de sables fins. Et l'expression cadeau de grec s'applique aussi à tout cadeau qui nous entraîne dans des dépenses à plus finir.

Sauvée ou ruinée : réflexions

 

<<Pour remédier au problème de désensablement, causé par les grandes marées >> pécisions: le désensablement est d'abord causé par la présence du mur de soutènement comme l'ont confirmé tous les ingénieurs  qui ont participé au projet.  Du désensablement il y en a eu à partir de la construction du premier mur dans les années 60 comme le confirme les photos d'époque. Il est vrai que le phénomène s'est accentué avec la construction du nouveau mur dans les années 90 et les grosses marées de 2005, 2007 et 2010. De 2010 à l'été 2014 la plage s'était quand même en partie rechargé d'elle même. Il est à noter que les parties de la plage qui ont le mieux résistées jusqu'à maintenant à toutes les marées et tempêtes sont celles qui n'ont pas de mur de soutènement et qui ont conservées les plantes marines de bord de mer qui ont toujours existées. 

<< le maire est convaincu de l’efficacité de cette méthode fort répandue aux États-Unis>> il est aussi fort probable qu'aux États-Unis, dans les stations balnéaires courrues  par des milliers de gens qu'un tel enrochement auraient été immédiatement suivi d'un ensablement réel de 1500 voyages de vrai sable pour éviter toute contamination du reste de la plage. 

Étonnant, on change encore de vocabulaire! Le  " gravier, sable et quelques galets "  du rapport Ropars de mars 2013 devint le 22 novembre 2014  dans La Presse Plus " terre, sable et galet"  après avoir passé le 12 novembre 2014 dans L'Avantage  par un  "enrochement massif" . En fait cela n'a plus rien à voir avec les études hydrauliques  pourtant dites obligatoires faites en laboratoire à Québec et qui ont coûté des dizaines de milliers de dollars et qui avaitent en autre pour but de déterminer une gralnulaumétrie optimale nécessaire au projet d'ensablement. D'après cette étude le matériel nécessaire n'aurait pas dû dépasser 5 cm.  J'ai même entendu dire par des gens impliqués dans le domaine que non seulement des cailloux plus gros seraient inutiles mais en plus ce serait même  contre productif pour retenir le sable naturel!

Les propos recueilli de M. Urs Neumeier, professeur en géologie marine à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski  confirme qu'il aurait [par contre ] dans l'idéal fallu des sédiments similaires (il faut comprendre ici similaires aux matériaux  indigènes déjà présents) ou légèrement plus grossier et que les choix de matériel était finalement une question de coût.  Par contre personne ne m'avait  confirmé jusqu'ici de ce qu'il adviendra réellement au printemps prochain de la plage de Sainte-Luce. Cependant, dès cet automne, les citoyens peuvent venir constater par eux-mêmes que la recharge est en train de contaminer toute la plage à l'Est de la recharge ce que confirme M. Neumeir en disant que " La mer va se charger de répartir les cailloux..." Et la suite " ...et refaire un joli profile de plage." Je ne doute pas que les marées et la gravité finira par avoir heureusement raison du projet du maire de garder un plateau horizontal potentiellement dangereux à marée haute pour les enfants.

Par la suite les propos de M. Neumeire ressemble plutôt à des souhaits que de convenir à la réalité: M. Neumeier croit aussi que " L’été prochain, tout ça aura l’air d’une plage avec un sédiment un peu plus grossier et quelques galets."  M. Neumeir, vous semblez vous contredire. vous conviendrez que la recharge ne peut fournir que ce qu'elle a. Et "l'enrochement massif" ne disparaîtra pas comme par magie d' ici au printemps 2015 parce que tout le monde le souhaiterait.  Disons que votre extrapolation est pour le moins condescendante d'autant plus qu'à ma connaissance vous êtes le premier scientifique qui semble affirmer ce qu'il adviendra réellement de la plage de Sainte-Luce au printemps 2015.  

J'ai bien hâte de voir ce que M. Le maire va faire avec sa promesse d'enlever les galets en même temps que les algues. Il serait aussi bien de faire revenir ses 1500 camions. Je vous rappelle que le journal L'Avantage après la conférence de presse donnée par la municipalité le 5 novembre 2014 parlait dans son édition du 12 novembre d'un "enrochement massif".

Selon M. le maire  la surélévation (son idée de plateau horizontal) qui s’étendra sur 10 m, produite par le mélange de terre (pas d'enrochement massif? Pas de gravier, sable et quelques galets? Décidément pas facile à suivre) déposée sur la plage, deviendra un véritable attrait touristique. Je dois dire à son profit que cet automne la plage n'a jamais été autant visitée. Actuellement il reste environ 25 pieds (environ 8 mètres) de recharge  à l'endroit que je mesure depuis le début. Faudra-t-il rajouter d'autres "enrochement massif" avant de  procéder à un " ensablement"? 
« Les gens vont être surélevés par rapport à la mer. On va devenir un exemple au Québec en ce qui concerne l’érosion des berges. » — Paul-Eugène Gagnon, maire de Sainte-Luce. Si vous persistez dans ce projet vous devrez engager des Life Gard pendant les marées hautes. De mémoire d'homme je ne souviens pas qu'une seule noyade a déjà eu lieu à Sainte-Luce.Vous avez raison M. le maire. Le projet pilote servira d'exemple pour toute la province de Québec mais certainement pas pour les raisons que vous évoquées.