D'hier à aujourd'hui

Être riverain sur le bord d'un fleuve que nous appelons ici "la mer "car l'eau y est pratiquement aussi salée et certains jours aussi à perte de vue, c'est aussi en accepter les aléas qui tôt ou tard nous rappellent ou nous rappellerons toute la puissance qui sommeille  dans ces eaux.

C'est tout un prélivège d'être en permanence devant cette immensitée toujours changeante mais c'est aussi un choix que recherche en particulier les retraités et les futurs retraités. 

Dans ce temps ci, à la télévision, une annonce commerciale nous présente un couple de jeunes retraités à la bare d'un grand voilier qui finissent par recevoir  en plein visage une vague déferlante venant de bâbord. Finalement nos retraités déclarent qu'ils ont été mal conseillés et que ce n'était pas cela qu'ils voulaient. Tout le monde à le droit de changer d'idée.....mais lorsque le choix définitif est fait, il faut en assumer les conséquences.

Que se passe-t-il sur la côte Ouest des États-Unis ou sur  les côtes de la Floride lorsqu'un cyclone apparaît et détruit une grande partie d'un territoire? Et bien ces gens là se serrent les coudes, placardent leurs maisons, réparent et nettoient quand le calme est de retour tout en espérant que cela ne se reproduise pas avant les quatre prochaines années! s'ils sont chanceux!!  Ils acceptent de jouer la "game" car c'est en quelque sorte le prix à payer pour posséder le privilège d'être des riverains car personne ne peut garantir une sécurité absulue sur le bord de la mer. Supposons qu'une station balnéaire qui jouie d'un microclimat exceptionnelle et qui est connue et est fréquentée par un pourcentage élevé de la population car c'est un véritable "success story"depuis des générations donc dont l'engouement est démontré hors de tout doute et qu'il n'y a pas vraiment d'autres alternatives sur des dizaines de kilomètres et bien pensez-vous réellement  un seul instant que les floridiens ou les californiens massacreraient une telle plage comme nos élus municipaux l'ont fait contre tout entendement?  Les promoteurs de ce désastre économique et écologique sont allés jusqu'à prétendre que cela ce faisait aux États-Unis donc pourquoi pas ici? Quand un état est entourré de côtes je veux bien croire que ce procédé peut être utilisé à certains endroits stratégiques le long des routes mais c'est vraiment nous prendre pour des imbéciles de prétendre qu'un tel procédé est utilisé sur des plages répondants aux même critères que je viens de citer ci-haut. On a même eu le culot de nous monter une plage de Marseille en France sur laquelle on étendait des galets....sur des...galets préexistants en prétendant que tout le monde était content! De quoi on se plaint? Nous, contre tout entendement et même ce que prévoyait le Rapport Ropart, nous avons eu droit à de l'enrochement massif qui n'ont rien à voir avec des gallets et auquel a été ajouté de terre brune et certainement des glaises afin de lier le tout car un simple gravier n'aurait pas raviné comme l'a fait la recharge. Et on a mis tout ça sur notre beau sable. Cela n'a donc rien à voir avec Marseille. Les promoteurs ont même prétendu que le matériel serait tamisé... sans nous expliqué que ce qu'ils retiendraient ne serait pas SOUS le tamis mais SUR le tamis. C'est sûr que si tu veux vendre ton chien il vaut mieux ne pas parler des poux qu'il avait la semaine avant. Autrement dit,....ne pas trop en dire.

À aucun moment l'administration Gagnon a cru bon de s'assurer de l'acceptabilité sociale de ce projet au niveau de la granulométrie utilisée. Ils ont été jusqu'à prétendre que cela avait été fait le 11 septembre 2014 alors que des témoins m'ont affirmé qu'ils avaient essayé d'en parler mais qu'ils avaient été rabroués car ce n´était pas le sujet de la rencontre qui, à la demande du Ministère de l'Environnement Régional, portait sur l'acceptabilité social des 10 jours très très très dérangeants de camionnage et leur parcours sur le territoire. C'est vraiment de la mauvaise foi de prétendre avoir parlé de la granulomėtrie le 11 septembre 2014 alors que les contrats avaient été attribués 3 semaines avant sans nous informer de ce qui allait arriver. S'ils avaient voulu vraiment vérifier l'acceptabilité sociale de la population telle que le suggérait le décret de Ministère de l'Environnement et du Développement Durable! l'administration Gagnon n'aurait pas attendu à la dernière minute pour préciser son vocabulaire et nous aurait mis dans le coup dès la conception des devis précédant les appels d'offre soit de nombreux mois avant la catastrophe. M Gagnon a pris sur lui de ne pas nous informé car il savait que s'il l'avait fait il aurait eu droit à un tsunami de contestations et aurait risqué de perdre sa belle et généreuse subvention provenant de la sécurité publique et qui était à prendre ou a laisser. Mon Dieu que la peur est mauvaise conseillère. Il faut dire que notre représentant de la sécurité civil a poussé le bouchon bien loin en prétendant qu'il craignait rien de moins que des morts si le projet ne s'était pas fait. Comme de quoi qu'il n'y a pas seulement M.Harper pour s'adresser à nos cerveaux reptiliens.

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