Journal L'Avantage 15 avril 2015
D'abord, dans un premier temps, l'objectif premier du Comité des Citoyens de Sainte-Luce n'est pas d'enlever le mur de la promenade mais bien de reconquérir notre plage. C'est même l'ingénieur en chef du projet, M Yann Ropars, qui a affirmé le 4 novembre 2014 au tout début de son intervention à l'assemblée publique qui portait sur ce sujet que le problème de la plage vient pricipalement de la présence du mur et de la dynamique des eaux qui en découle. Nous, dès le départ, nous avons affirmé que nous étions ouvert à toutes solutions constructives de réparations. Il apparaît pour plusieurs personnes que les moyens utilisés sont tout simplement démesurés et disproportionnés puisque ce n'est pas à toutes les années que le mur se déchaussait.
Plusieurs personnes étaient entre autre d'avis qu'on aurait pu simplement utilisé le matériel indigène présent sur la plage et rechausser au besoin les parties de bas de mur problématiques. Cela aurait engendré à l'occasion que des coûts minimes comparativement à ce qui a été entrepris et qui devra être entretenu à grand frais à chaque printemps tels que le prévoit le décret ministériel valide jusqu'en 2024. En effet le décret permet au promoteur de rajouter jusqu'à 75% du matériel déjà étendu.

On nous parle ici pour la première fois d'un "peigne mécanique" laissant sous-entendre que le ratissage sera fin!! J'ai demandé au président de l'assemblée du 13 avril 2015 qu'est-ce qu'il comptait faire des roches que le peigne récupérerait? Allait-il racler la plage d'un bout à l'autre sur deux kilomètres? Bien que M. le maire prétend attendre que ses ingénieurs se penchent sur le problème avant de s'avançer pour nous donner un début de réponse nous comprenons que l'administration Gagnon a déjà une bonne idée des solutions qui sont envisagées en se procurant cet appareil d'où notre insistance pour en savoir plus. Rappelons-nous que M. le maire a agit sans nous informer de ce qu'il allait mettre sur notre plage. Le comité des citoyens craint encore une fois se retrouver devant des faits accomplis. On comprend mieux l'empressement de l'administration municipale à se procurer une nouvelle rétrocaveuse mais procéder avec une évaluation faite en .... 2009 pour justifier le remplacement de l'ancienne rétrocaveuse ça manque franchement de sérieux! Se promener sur une plage d'eau salée exige aussi des précautions. Ça prend semble-t-il des bérings spéciaux pour résister à l'eau salée. Placer une machine neuve dans un tel contexte nous apparaît pas comme l'idée du siècle. Le nouveau "peigne mécanique" et des bérings spéciaux expliquent-ils le budget plutôt ėlevé prévu pour l'acquisition de ce nouvel équipement?
Je crois que la différence de coût de la rétrocaveuse doit être imputable au projet pilote de M. le maire. On nous propose aussi de rajouter du sable. Cela avait déjà été dit cet automne 2014. Le problème c'est que nous n'avons pas la même définition du terme "sable". D'après M André Reid ingénieur et spécialiste en sédimentologie que j'ai rencontré hier, un grain de sable doit avoir un diamètre inférieur ou égal à 2mm. Or M. le maire prévoyait mettre au printemps un "sable " dont la grosseur du grain serait de ...7mm! D'après le spécialiste rencontré, à 7mm on parle largement de....gravier. N'oublions pas qu'on nous a parlé d'ensablement pendant des mois avant de nous retrouver devant des faits accomplis. Mon spēcialiste en sédiments m'a bien averti que si ce gravier provient d'un concassement on obtient un matériel qui donne des grains pointus comme le concassé 3/4 donc un grain aillant des facettes plutôt aiguisées et pointues qui n'a rien à voir à un grain de sable naturel qui lui est parfaitement adouci. Si on veut faire une grande promenade sur un tel gravier nous devrons porter des souliers couverts. D'après mon ingénieur en sédimentologie l'ajout de ce gravier ne ferait qu'ajouter au problème et retarder la restauration de la plage.
Il y a pourtant du sable disponible sur la côte nord en face de Rimouski. En effet, depuis plusieurs années, des barges de sable traversent le fleuve pour alimenter au moins une compagnie de bėton de Rimouski. Il existe en Floride depuis des années des bateaux pompes qui aspirent le sable au large pour le resouffler sur les rives. La technique existe. Le matériel existe. Il ne manque que l'imagination et la volonté pour créer une station balnéaire de première classe.
À l'assemblée municipale du 13 avril 2015 nous avons parlé aussi du fameux sable "perpendiculaire " au quai. Je pensais qu'on allait nous confirmer que ce sable servirait pour recouvrir une partie de la recharge. M. le maire nous a enlevé toutes nos illusions à ce sujet en affirmant qu'il y avait aucun lien entre ce sable et la recharge. M. le maire affirme dans le journal qu'il avait toutes les autorisations requises pour procéder au nettoyage de la plage. J'ai demandé qu'on m'envoie une copie de cette autorisation. Finalement cette autorisation est trop vieille et il faut la renouveler au près du ministère de l'environnement!
M. Reid et un collègue M. Gagnon aussi ingénieur ont fait une proposition pour affronter efficacement ce problème en 2006 et ils l'ont même renouvelée quelques années plus tard. Je crois sincèrement que cette proposition a tout le potentiel nécessaire pour solutionner notre problème de façon plus permanente. Le ic c'est que le matériel déposé sur la plage est incompatible à court terme avec l'approche proposé par M. Reid. La glaise qui a ėté mélangé en même temps que l'enrochement serait le problème principal. De plus il faut du vrai sable en haut de la berne pour assurer l'enracinement permanent des plantes marines qui sont les seules à résister efficacement à l'érosion des côtes.



L'assemblée de fondation du Comité des Citoyens de Sainte-Luce aura lieu le 21 avril 2015 à 19h00 à la salle Gabriel Nadeau (gymnase) située au 1, Rue Langlois.
La population des deux secteurs de la municipalité et les membres sont bien sûr invités.
Jacques Tremblay
Pour le Comité provisoire des Citoyens de Sainte-Luce

Prétendre qu'il y aura des corrections "s'il y a lieu" est tout simplement une insulte à l'intelligence. M. Gagnon semble trouver plus rėaliste de jouer à la roulette russe avec la plage de Sainte-Luce et toute l'industrie touristique régionale. Il ne s'agit pas ici de vivre dans l'espérance comme si on jouait aux dés mais vivre dans la réalité. Concernant le pavillon il est plutôt ironique de constater le vocabulaire utilisé dans ces deux dossiers : du sable pour le secteur Luceville et finalement de l'enrochement massif pour la plage. Il semble que M. le maire ne voit aucun terrain de disponible entre la trac de chemin de fer et la rive de Sainte-Luce! Pourtant cette structure qui finalement ressemblera à une partie de ce qu'ils ont mis sur la plage ça coûte combien déjà du mètre linéaire? Si on se fit à la recharge de Sainte-Luce c'est plus de 1000$ du mètre linéaire. Et un mur par-son c'est gratuit?
Et ces deux structures qui, sois-dit en passant,ne seraient pas nécessaires ailleurs ne devrions-nous pas les entretenir à terme ?
Nous avons posé des questions sur ce sujet à M le maire lors de l'assemblée municipale du 13 avril 2015. M le maire refuse de considéré l'emplacement du pavillon comme un problème et considère que ce problème à été considéré par la corporation privé. Pourtant ça revient à la municipalité d'émettre les permis de construction. N'en déplaise à M. le maire, la décision finale revient à la municipalité et il ne peut en définitive dévier la question vers un promoteur privé.