Il faut chercher à imiter la nature....surtout si nous avons à peine les moyens de s'en protéger....

 
 
D'abord une précision importante concernant le sens du mot "sable". En effet beaucoup de personnes, en particulier chez nos élus municipaux, entretiennent la confusion dans l'emploie du mot "sable"
En géologie, donc dans le langage des spécialistes mandatés par la municipalité, le SABLE est une particule minérale dont le diamètre, dans 5 échelles granulométriques sur 6, se situe entre 0,05 mm et 2 mm. De 2 mm à 64 mm on parle de GRAVIER, de 64 mm à 256 mm on parle de CAILLOUX puis de 256 mm et plus on parle de PIERRES. 
Donc du SABLE de 7 mm ça n'existe pas dans aucune des 6 échelles granulométriques répertoriées car à 7 mm la grande majorité des spécialistes parlent de GRAVIER.
 

Les élymes des sables, connues  aussi sur le nom de seigle de mer, peuvent-elles s'implanter et survivre dans ce substrat de gravier de 7 milimètres et de 30 cm d'épaisseur que propose de mettre sur la berme artificielle les concepteurs du projet de la Recharge de la Plage de l'Anse-aux-Coques ce printemps 2015?

Peut-on espérer que les meilleures alliées naturelles pour nos plages  que constituent les élymes  des sables, qui ont fait leurs preuves  depuis des temps immémoriaux tel que démontré à l'autre petit bout de plage publique située à l'Est des Cabines du Domaine de la Plage,  puissent un jour s'implanter sur cette berme artificielle afin d'assurer une meilleure pérennité pour la protection du mur de soutènement de la promenade sans être dans l'obligation  systématique "D'alimenter la Bête" au besoin  tel que l'a affirmé le concepteur du projet pilote M. Yann Ropars à la conférence de presse du 5 novembre 2014  à Sainte-Luce? 
Les concepteurs ont donc prévu de rajouter années après années un matériel non indigène que la mer, à plus ou moins brève échéance, finira par déplacer et ainsi irrémédiablement contaminer les 2.5 kilomètres de plage de notre joyau touristique du Bas St-Laurent. 
Avez-vous pensé de demander aux botanistes et jardiniers des Jardins de Métis ce qu'ils pensaient du gravier utilisé pour couvrir la berme artificielle?  Le substrat de 7 mm utilisé serait-il finalement qu'un obstacle supplémentaire pour toute régénérescence naturelle de la plage à moyen et long terme?
On a appris hier à l'assemblée municipale du 4 mai 2015 que le gravier de 7 mm utilisé proviendrait possiblement d'une cimenterie de la région et que l'opération nécessiterait une centaine de voyages de camions!
On nous a affirmé que ce matériel ne serait pas du concassé (dont les pierres seraient coupantes) mais simplement du matériel passé au tamis. J'ai constaté que le matériel d'environ 7 mm testé sur la berme artificielle ne contenait pas seulement des matériaux arrondis comme l'est par exemple du sable naturel mais aussi un peu de matériel avec des facettes coupantes comme le serait du concassé. 
J'ai fait remarquer à l'Assemblée que les deux bancs d'essais placés sur la berme  avaient maintenu leur position le long du mur si on se fie aux deux planches qui ont été fixées comme repère sur le mur. 
Compte tenu de l'improbable possibilité pour les élymes des sables de conquérir la berme artificielle d'autant plus que pour ce faire l'élyme aurait besoin d'au moins 20 pouces (50 cm) en profondeur de véritable sable sinon plus, compte tenu du risque de contamination de la part de ce matériel non indigène que la prochaine grande marée d'automne du type de 2005, 2007 et 2010 finira bien par disperser à la grandeur de la baie, sinon sur la promenade, compte tenu que d'après M. Ropars nous devrons "Alimenter la Bête ", au besoin et de façon régulière , j'ai proposé de considérer plutôt la possibilité de rajouter du véritable sable sur la berme artificielle et ainsi au moins d'éviter de rajouter au problème à moyen et long terme et donner ainsi une chance à un processus de régénérescence naturelle avec les élymes des sables. Entendons nous bien, le matėriel d'argile, de sable, de gravier, de cailloux et de pierres, choisi par les promoteurs n'est probablement pas compatible avec une repousse naturelle des élimes des sables. Il s'agit ici d'éviter que le projet de recharge devient un "no élymes land " pour de trop nombreuses années. Ce concept de contrôle de l'érosion des plages par des élymes des sables a pourtant été utilisé ici même en région en 2012!  à Sainte-Flavie. Les jardins de la Métis était aussi impliqué dans le projet. Décidément nul n'est prophète dans son pays. Comment se fait-il que ce concept a été complètement évacué de ce projet pilote, nous condamnant à coup sûr à devoir "Alimenter la Bête" pendant encore de nombreuses années risquant la contamination générale de la plage à chaque Big One.
 
Il semble qu'un autre problème soit survenu avec les fameux émissaires de la compagnie Roche. Il semble en effet que ceux-ci ne soient pas conçus pour fonctionner avec du véritable...sable! Méchant problème pour une plage! À tel point qu'il ne serait pas recommandé de mettre du véritable sable sur la berme artificielle!!! C'est du moins ce qu'on nous a dit durant l'Assemblée municipale du 4 mai 2015. Étonnant n'est-ce pas!! On aurait même pas pensé à mettre un géo textile à même le lit des émissaires avant de tout recouvrir avec la berme artificielle! Cela en dit long de la confiance des ingénieurs concernant le retour éventuel de véritable sable naturel sur notre plage publique. Devrons-nous enlever le sable naturel de la berme pour assurer la pérennité des émissaires après avoir fait un enrochement massif pour sauver un mur  qui lui a été conçu pour faciliter le stationnement de villégiateurs qui eux se déplaçaient à l'origine pour profiter d'une plage naturelle qui n'existera visiblement plus que dans nos souvenirs d'enfance? Décidément on va d'un étonnement à l'autre avec ce projet pilote! On aurait donc pas prévu qu'il finirait par y avoir du sable naturel .... sur notre plage!! 
Cela pourrait peut-être  expliquer pourquoi on n'a même pas tenté de tasser le sable présent vers la mer avant de créer cette berme artificielle. On aurait pu au moins avec un tracteur repositionner le sable par dessus la structure et par la suite faire des observations  au printemps pour se réajuster par la suite quitte  à aller chercher quelques véritables voyages de sable tant qu'à "Alimenter la Bête"  de façon récurrente. On  aurait ainsi évité de voyager à nouveau sur la plage avec 100 voyages de  matériel non indigène qui finira lui aussi par sortir tel que prévoie les concepteurs qui pensent devoir "Alimenter la Bête" régulièrement. D'ailleurs le décret obtenu par la municipalité permet à celle-ci de faire tout ce qu'elle veut d'après les dires de M. le maire! Elle peut même rajouter jusqu'à 75% de ce qui a été mît jusqu'en 2024! Nonobstant ce qu'a prétendu M. le maire à une journaliste de Radio-Canada le 30 avril 2015, comme de quoi que la berme a relativement bien réagi en ce qui concerne la protection du mur, la berme qui n'a pas véritablement été testée cet automne a étendu au moins la moitié de ses roches sur la plage! Et même si les vents printaniers Nord-Est ont ramené du sable sur la plage comme cela arrive à chaque printemps il reste dû moins que sous ce quelques centimètres  de sable se cache ces roches qui finiront bien par ressortir lors du prochain "Big One" genre automnes 2005, 2007 ou 2010. Si on a craignait que les pavées unis se transforment en projectiles sur la promenade au point où on les a pratiquement tous enlevés que devrions nous craindre des tonnes de roches que nous avons mis sur la plage? 
Au printemps 2006 M. André Ried spécialiste en sédimentologie et ingénieur et un de ses collègues M. Mario Gagnon lui aussi ingénieur ont fait une proposition à notre municipalité suite à la tempête de l'automne 2005. Cette proposition a même été renouvelée suite à la tempête  de 2010. C'était et c'est encore une proposition novatrice qui aurait mérité une plus grande attention de nos décideurs. Cette solution coûtait plus cher que celle finalement utilisée mais, comme il arrive souvent, devons-nous acheter un prix ou une solution? Tant qu'à faire un projet pilote, pourquoi ne pas en avoir fait un vrai qui promettait plus d'économie à long terme et un minimum d'intervention sur le terrain sans risquer de ruiner notre plage à moyen et long terme à chaque "Big One". Le projet existe encore. Le ic c'est que ce que nous avons mis sur la plage est actuellement  complètement incompatible avec le projet de M. Reid et Gagnon. Cependant, avec le temps, ce projet pourra redevenir tout à fait compatible si on arrête constamment d'en rajouter et qu'on laisse la plage se nettoyer elle même. 
Jacques Tremblay
 

BAS-SAINT-LAURENT : L’ÉLYME DES SABLES POUR FREINER L’ÉROSION DES BERGES

SRC- Mardi 5 juin 2012

D’après le reportage de Luc Tremblay

Une plante indigène nommée élyme des sables, aussi appelée seigle de mer, pourrait aider à contrer l’érosion des berges.

Une expérience prometteuse suit son cours à Sainte-Flavie, où les traces des grandes marées de décembre 2010 sont encore bien visibles.

Pour consolider sa « halte routière aux oiseaux », la municipalité de Sainte-Flavie participe à un projet-pilote.

« Il a plusieurs endroits qui ne sont pas encore enrochés, qui pourraient utiliser ce genre de protection. » — Damien Ruest, maire de Sainte-Flavie

Le comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire dirige le projet. Mardi et mercredi, des bénévoles vont mettre en terre des rosiers sauvages et 4000 plants d’élyme des sables.

« On a remis artificiellement du sable sur la plage », explique le responsable Étienne Bachand. « Ce qu’on veut, c’est que la mer finalement vienne en chercher une partie qu’elle va redistribuer un petit peu plus bas sur la plage. »

Le maire de Sainte-Flavie, Damien Ruest, ajoute qu’une telle solution ne peut pas être systématiquement utilisée partout. « C’est sûr qu’il y a des places où on ne peut pas empêcher le béton, dit-il, parce que quand les gens n’ont pas de marge de terrain assez large, oublions l’ensablement. Aux endroits où on a des terrains assez larges pour y travailler, bien c’est l’idéal. »

L’élyme des sables est très résistante aux intempéries. Les plants contribuent à retenir le terrain et à stabiliser les berges du Saint-Laurent de façon naturelle.

Expérience semblable à Mitis

Il ne s’agit pas du premier essai du genre. Un test réalisé l’an dernier au confluent du fleuve et de la rivière Mitis s’est avéré plutôt concluant.

« En terme de machinerie, en terme de main-d’oeuvre et tout ça, de planter des plantes comme ça c’est nettement plus écolo que de faire apporter d’immenses pierres des carrières. » — Alexander Reford, directeur général des Jardins de Métis

Ces plants ont été cultivés dans les serres des Jardins de Métis, qui en a fait pousser plus de 10 000 jusqu’ici. « On voit bien que c’est une plante qui donne des racines assez remarquables et qui agit pour stabiliser les sols », affirme le directeur général des Jardins de Métis, Alexander Reford. « Ceci dit, ceux qui sont plus exposés au vent puis aux vagues ont moins bien résisté que ceux qui sont plus protégés. Alors, on va regarder qu’est-ce qu’on fait dans les zones qui sont plutôt cicatrisées ou plus exposées », ajoute-t-il.

« Ce sont des techniques qui sont moins couteuses aussi. On parle de végétaux puis de sable qui sont plus abordables que des enrochements. » — Étienne Bachand, responsable du comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire

Il est toutefois difficile de prévoir à quelle fréquence il faudra rajouter du sable en raison de l’érosion.

Tout le monde peut planter de l’élyme des sables, alors que pour procéder à des travaux de remblai d’ensablage en bordure du fleuve, les citoyens comme les municipalités doivent obtenir l’approbation du ministère de l’Environnement.

SRC

 

FAÇONNER LA PLAGE COMME LE FERAIT LA NATURE

4 juin 2012

RIVIÈRE-OUELLE – Le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire effectue depuis le début mai des travaux de restauration de la plage des Jésuites, à Rivière-Ouelle, pour lui redonner des allures naturelles à la suite des dommages causés par la tempête tropicale Irène l’an dernier.

La restauration a commencé le 9 mai avec la recharge et le compactage en sable de la plage. Cette dernière a aussi été nettoyée de ses débris. Une trentaine de voyages de sable ont été nécessaires pour couvrir les 100 mètres linéaires de la côte à restaurer.


Des plants d’élymes des sables d’Amérique
Photo: Tommy Lavoie

La plantation de végétaux de mers, provenant des Jardins de Métis, ainsi que l’ajout de rosiers à ceux existants aux abords de la route, permettront à la plage de reprendre une allure plus dynamique.


Étienne Bacchand, à gauche, à l’oeuvre
Photo: Tommy Lavoie

Étienne Bachand, chargé de projet – Risques côtiers pour le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire explique : « Progressivement, la mer redistribuera les sédiments déposés sur la haute plage et reprofilera petit à petit la plage ».

L’objectif est de retenir le sable sur la plage, sans faire une barrière pour couper directement les vagues. « La plupart des gens pensent qu’en faisant un enrochement, la plage sera épargnée de l’érosion. Il n’en est rien. Le problème se déporte ailleurs et l’érosion se fait de façon différente », ajoute-t-il.


La plantation des plants d’élymes
Photo: Tommy Lavoie

Une fois les 4 500 plants d’élymes des sables d’Amérique et les 130 rosiers inermes à maturité, leurs racines maintiendront le sable en place.


Les plans de rosiers séparent toujours la route de la grève
Photo: Tommy Lavoie

Pour pallier la fragilité des plants, un filet stabilisateur en fibre de noix de coco, biodégradable, a été déposé sur le sédiment avant la corvée de plantation tenue le 31 mai.


Filet en fibre de noix de coco
Photo: Tommy Lavoie

Ces travaux font partie d’un projet-pilote financé par la MRC de Kamouraska, la municipalité de Rivière-Ouelle, ainsi que par Environnement Canada. La restauration est estimée à 30 000 $.

Les propriétaires riverains sont invités à consulter le site Internet : www.cotesacotes.orgavant d’entreprendre des travaux pour contrer l’érosion. Un guide est mis à leur disposition afin d’en apprendre davantage sur cette technique de restauration.


La grève des Jésuites à l’Est et à l’Ouest de la Maison
Photo: Tommy Lavoie

 

Aussi appelée seigle de mer

Comme à chaque printemps les vents du Nord-Est ramènent du sable sur la plage. Heureusement car il faut absolument "camoufler" les nouveaux cailloux et roches provenant de la recharge. Ces cailloux seront, comme qui dirait, " cachées sous le tapis" le temps que la prochaine vraie tempête de type " Big One" telle qu'on a vu passée le 6 décembre 2010 les ramènent sur le fragile et bien mince tapis de sable. Avec la prochaine Big One" les possibilités sont très grandes qu'une partie encore plus grande du matériel de la recharge soit " avalée " par la mer puis " recrachée" sur la totalité de la plage de la baie de Sainte-Luce causant la ruine de notre joyau régional. Que prévoit le projet pilote pour atténuer ce brassage de matériel? Rien. La solution pour eux consiste seulement à " Alimener la Bête" au besoin quitte à rajouter au problème. Ont-il pensé à des mesures d'atténuation telles les élymes des sables qui à terme pourraient nous donner l'espoir de stabiliser tout ça? Il semble bien que le matériel déjà présent et le gravier de 7 mm que la municipalité se propose de rajouter ne fassent que " stériliser" la berme artificielle contre toute éventuelle implantation d'élymes des sables. Autrement dit le projet pilote qui se poursuit encore ce printemps jusqu'à preuve du contraire serait incompatible avec le retour de élymes pourtant amplement présentes durant les années 60. De plus on a appris à l'assemblée du conseil municipal de Sainte-Luce du 4 mai 2015 que même les nouveaux émissaires auraient éventuellement de la difficulté a opérer avec une recharge de sable naturel!!! Il apparaît donc que le projet pilote serait finalement totalement et absolument contre productif. Souvenez-vous des belles images de plages de galets du sud de la France de M. Ropars lors de la présentation du 4 novembre 2014. Était-ce une simple prémonition ou est-ce ce qui nous attend à plus ou moins long terme? Ce n'est certainement pas ce que veux la population du Bas St-Laurent qui fréquentent cette plage (douée d'un microclimat) depuis des générations.

Souvenez-vous des belles images de plages de galets du sud de la France de M. Ropars lors de la présentation du 4 novembre 2014. Était-ce une simple prémonition ou est-ce ce qui nous attend à plus ou moins long terme? Ce n'est certainement pas ce que veux la population du Bas St-Laurent qui fréquentent cette plage (douée d'un microclimat) depuis des générations.