Suivi Comité des Citoyens de Sainte-Luce: Plage de Saint-Luce

Nos deux députés régionaux lors du débat de Rimouski. À l'avant plan Jacques Tremblay et à l'arrière plan PKP. Crédit photo M. Roland Plante.

Bonjour M. Bérubé
 
Par la présente, et suite aux craintes manifestées par bien des personnes concernant notre joyau touristique régional, je vous demande d'assurer le suivi nécessaire au près du MDDELCC pour éviter que la municipalité ne rajoute au problème en étendant sur notre plage le gravier dit de 7 mm tel que testé sur la berme artificielle durant l'hiver 2015. Ce gravier proviendrait d'une cimenterie de Matane. Vous pourrez donc aller vous en chercher un échantillon. En effet, d'après des informations recueillies au près de personnes œuvrant dans le domaine des élymes de sable, ce gravier ne peut pas garder le taux d'humidité nécessaire pour leur implantation sur la berme artificielle ce qui équivaudrait à stériliser complètement le haut de la berme artificielle à toutes implantations d'élymes présentes et futures. Il semble bien que le seul matériel complètement compatible avec les ėlymes est le sable de grève sur de 30 à 50 cm de profondeur. Sans une implantation systématique des élymes il est impossible d'espérer une stabilisation de la berme artificielle qui devait être constamment réalimentée d'où l'expression "Alimenter la Bête" utilisé par M. Yann Ropars principal ingénieur au projet pilote risquant à chaque "Big One" de ruiner complètement la plage de Sainte-Luce. Vous savez que M. Ropars lui-même a déclaré que le problème de la plage était ....son mur! 
Quelles recours restent-ils à la population pour sauver leur plage? Comme député représentant notre région il est de votre devoir de vous impliquer  beaucoup plus sérieusement dans ce dossier qui touche l'ensemble de la population de la Mitis et de la Neigette. 
Je vous rappelle que depuis plusieurs mois j'espère vous rencontrer à ce sujet. Par le fait même j'aimerai aussi rencontrer aussi votre collègue de Rimouski sur ce même sujet. Cette plage n'est pas uniquement un problème municipal mais bien régional.
À titre d'information voici la correspondance que j'ai entretenue avec le MDDELCC lors du mois de mai 2015 suite aux informations obtenues lors de la dernière assemblée municipale de Sainte-Luce.
 
Je n'ai reçu aucun avis de la part du ministère comme de quoi il allait véritablement intervenir sur le sujet. La population se retrouvera-t-elle encore une fois devant des faits accomplis?
 
Jacques Tremblay
Président du Comité des Citoyens de Sainte-Luce 2015
 
A) Première lettre envoyée par courriel le 11 mai 2015 au MDDELCC : 
 
Décret 2826 gazette officielle, plage de l'Anse-aux-coques

 

Mme Michèle Tremblay  chargée de projet

Ministère du Développement  Durable de l'Environnement et de la Lute contre les Changements Climatiques

 

Bonjour Mme Tremblay

 

Suite à l'obtention de renseignements auprès du MDDELCC et de la Municipalité de Sainte-Luce  (grâce à la loi d'accès à l'information) concernant les démarches d'acceptabilité sociale entreprises par la municipalité de Sainte-Luce  au sujet de la granulométrie finalement utilisée pour le projet pilote de la Recharge de la Plage de l'Anse-aux-Coques, suite à une révision complète des procès verbaux de le Municipalité de Sainte-Luce et d'une recherche exhaustive dans les journaux grands publics régionaux sur plus de deux ans, il appert qu'à aucun moment un de nos organismes politiques ou publics impliqués dans ce projet pilote s'est organisé pour tenter d'informer le public en amont du projet pilote, c'est à dire bien avant que les contrats furent signés au mois d'août 2014. Alors que partout au Québec on tente de restaurer des plages pour redonner accès au fleuve à la population, nos autorités politiques et publiques régionales se contentent d'un projet de Grec qui va aboutir à terme à la ruine totale d'une plage bénéficiant d'un microclimat tout à fait unique dans la région et qui est fréquentée depuis de nombreuses générations par des milliers de villégiateurs pendant nos belles journées d'été. Ce projet pilote insensé se propose d' "Alimenter la Bête" au besoin jusqu'en 2024 (dixit l'ingénieur principal Yann Ropars le 5 novembre 2015 en conférence de presse) est  un véritable coup bas pour l'industrie touristique régionale. Plus de la moitié de cette berme artificielle instable  s'est déjà répandue depuis l'automne dernier sur la plage contaminant le beau sable naturel présent depuis des temps immémoriaux et ce sans l'aide d'aucune véritable tempête digne de celles de 2005 et 2010. Il est certain que, si rien n'est fait pour stabiliser cette berme artificielle, tout ce matériel non indigène va se faire "avalé" par la prochaine tempête de type Big One de 2010 et " recraché" à terme sur les 2,5 kilomètres de notre belle plage naturelle provoquant ainsi sa ruine totale. C'est dû moins le scénario probable que m'a confié certains spécialistes en science de la mer eux aussi très inquiets et qui ont accepté de m'en parler. Un d'entre eux estime que la très grande majorité de ses confrères ne comprennent absolument pas  où les promoteurs s'en vont avec ce projet pilote. Vous savez, des spécialistes dans le domaine maritime ça ne manque pas dans la région de Sainte-Luce. Il faut aussi dire que ce que nous avons observé depuis cet automne 2014 a tendance à confirmer nos plus grandes appréhensions. La seul solution prévue est " d'Alimenter la Bête" à nouveau au grand dam de toute la population. Il est tout à fait inconcevable qu'à aucun moment on est tenté d'informer la population des conséquences de ce projet pilote. 

La seul façon d'espérer de stabiliser la Bête en question c'est  de s'assurer d'implanter des élymes des sables. Mais pour ce faire il faut créer des conditions gagnantes à leur réimplantation. À la réunion du conseil municipal du 4 mai 2015 M. le maire, suite à l'observation de deux bancs d'essais placés sur la berme artificielle en automne dernier,  un banc de sable indigène et l'autre de gravier dit de 7 mm , a décidé d'opter pour le gravier dit de 7 mm. Ce gravier proviendrait d'une cimenterie régionale et on nous a dit  qu'il serait produit seulement par tamisage. D'après leurs calculs il faut rajouter 100 voyages de ce matériel sur la berme artificielle. Je leur ai fait remarqué que le banc de sable testé n'avait pas si mal réagi depuis l'automne 2014 car bien que plus étendu que le banc de gravier, le banc de sable avait maintenu sa hauteur si on se fie aux deux repères de bois fixés sur le mur vis à chacun des deux bancs testés. À mon sens le banc de sable indigène reste une option tout à fait acceptable d'autant plus que le gravier testé contient  aussi quelques grains avec des facettes pointues un peu comme du concassé. Le problème c'est que ce gravier pourrait être un substrat complètement stérile pour la repousse éventuelle des élymes des sables. Ainsi on devra continuer à  "Alimenter la Bête" sans aucun espoir de la stabiliser tout en ruinant de plus en plus notre plage qui est (était?) un Success Story depuis plus de 100 ans. Donc, par la présente, et à la lumière des éléments  que m'ont fourni mes informateurs sur les élymes des sables je vous demande d'intervenir auprès de la municipalité de Sainte-Luce afin qu'elle utilise un moyen un peu plus naturel pour restaurer la plage et ainsi, comme le disait un de mes spécialistes consultés, ne pas en rajouter aux problèmes déjà existants depuis cet automne car il sera pratiquement impossible de récupérer ce matériel si nous devions faire marche arrière. Je vous suggère de visiter notre site web au ww.jacques-tremblay-48.com pour plus amples informations.

En espérant une intervention diligente de la part du ministère afin de ne pas se retrouver à nouveau  devant des faits accomplis.

 

Salutations

 

Jacques Tremblay
Président du comité des citoyens de Sainte-Luce 2015
www.jacques-tremblay-48.com
3, Route du Fleuve Est
Sainte-Luce Qc
G0K1P0
418-739-5268 rés 
418-739-7963 cel.
jtremb48@gmail.com
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B) Premier retour de courriel
 
                     Bonjour monsieur Tremblay, 

 Nous avons bien reçu votre courriel daté du 11 mai 2015 concernant le projet de recharge de plage à Sainte-Luce-sur-Mer. 

 

Le projet de recharge de plage de Sainte-Luce-sur-Mer a été autorisé en vertu de l’article 31.6 de la loi sur la qualité de l’environnement, lequel stipule qu’un projet peut être soustrait de la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement dans le cas où sa réalisation est requise afin de réparer ou de prévenir des dommages causés par une catastrophe réelle ou appréhendée. Les tempêtes associées aux grandes marées de 2010 ont causé d’importants dommages aux infrastructures de Sainte-Luce-sur-Mer, entraîné la submersion de la route du Fleuve, la projection de débris par les vagues et l’affouillement de la base du mur de la Promenade de l’Anse-aux-Coques. Étant donné les dommages engendrés par ces tempêtes, il a été établi que pour des raisons de sécurité des personnes et d’intégrité des infrastructures essentielles, il était justifié que le projet de rechargement de la plage de Sainte‑Luce-sur-Mer soit soustrait de la procédure d’examen et d’évaluation des impacts sur l’environnement. 

 

La soustraction d’un projet à la procédure entraîne un processus d’autorisation accéléré, lequel exclut la période d’information et de consultation tenue par le Bureau d’audience publique sur l’environnement. Toutefois, le projet fait tout de même l’objet d’une consultation intra et interministérielle afin d'obtenir les avis de divers experts, afin d’évaluer les impacts du projet sur l’environnement et afin de mettre en place les mesures d’atténuation nécessaires. Il est ressorti que la recharge de plage était une solution novatrice et moins coûteuse qui allait permettre d’éviter l’affouillement de la base du mur de la Promenade de l’Anse-aux-Coques et d’amortir les vagues et ainsi limiter la submersion de la route du Fleuve, la projection de débris et l’endommagement des infrastructures. En effet, il s'agit d'une méthode plus douce que l'enrochement traditionnel.

 

Selon le certificat d’autorisation délivré par le ministère à la municipalité de Sainte-Luce le 21 juillet 2014, cette dernière a jusqu’au 21 juin 2015 pour effectuer, si elle le désire, les correctifs nécessaires à la mise en place de la recharge. Toute recharge subséquente à cette date (21 juin 2015) devra faire l’objet d’une nouvelle demande de certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 de la loi sur la qualité de l’environnement. 

 

Veuillez noter que parmi les mesures d’atténuation du projet, il a été exigé qu’un projet de suivi de la recharge soit mis en place. Ainsi, la municipalité de Sainte-Luce a confié un mandat de deux ans à la Chaire de recherche en géosciences côtières dans le but d’effectuer le suivi du comportement de la recharge et mieux planifier les interventions subséquentes, le cas échéant. La municipalité s’est également engagée à tenir une séance d’information publique pour présenter les résultats du suivi environnemental. 

 

Veuillez agréer Monsieur Tremblay, mes salutations distinguées.

 

Hervé Chatagnier

 
 

Hervé Chatagnier, directeur

Direction de l’évaluation environnementale

des projets hydriques et industriels

675 René-Lévesque Est, 6e étage, boîte 83

Québec  (Québec)  G1R 5V7

(418) 521-3933 poste 4643, Fax (418) 644-8222
herve.chatagnier@mddelcc.gouv.qc.cawww.mddelcc.gouv.qc.ca

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C) Deuxième lettre au MDDELCC : Ma réponse du 21 mai 2015

 

M. Hervé Chatagnier, directeur

Direction de l’évaluation environnementale

des projets hydriques et industriels

675 René-Lévesque Est, 6e étage, boîte 83

Québec  (Québec)  G1R 5V7

(418) 521-3933 poste 4643, Fax (418) 644-8222
herve.chatagnier@mddelcc.gouv.qc.cawww.mddelcc.gouv.qc.ca

 
Bonjour et merci pour le retour 
 
Je me réserve le droit de commenter plus en profondeur et plus tard votre dernier courriel toutefois pour l'instant il me paraît plus qu'urgent que vous interveniez auprès de la municipalité  afin de l'orienter dès ce printemps vers une  solution qui ne fera pas que rajouter au problème. J'ai obtenu auprès d'organismes régionaux œuvrant dans le domaine de élymes des précisions concernant le retour possible des élymes des sables et il semble bien que le matériel dit de 7 mm (100 voyages de camions) que veut utiliser la municipalité serait dans les faits incompatible. En effet, il semble que le substrat nécessaire à la repousse  des élymes nécessite, en autre, un capacité bien particulière pour retenir un certain niveau d'humidité dans le sol  ce que n'aurait pas, entre autre, le gravier fabriqué de type 7 mm que se propose d'utiliser la municipalité. Je vous invite donc à consulter rapidement vos experts à ce sujet et d'appliquer le principe de précaution qui sied à tout organisme fiduciaire du bien commun. Compte tenu de tous les évènements observés depuis l'automne 2014,  il nous apparait comme déraisonnable  l'utilisation d'un matériel qui potentiellement stériliserait la plage du seul moyen naturel existant pour tenter de stabiliser cette berme artificielle et éviter que tout ce matériel non indigène à la plage se retrouve lors de la prochaine tempête de type "Big One" telles que celles de 2005 et 2010 sur les 2,5 km de plage. Puisque  vous évoquez l'urgence d'intervenir en 2014 et des questions de sécurité, permettez-moi de rappeler le danger potentiel que provoquera la décision de la municipalité de maintenir un plateau horizontal au dessus de la berme artificielle. En effet, un simple adoucissement de la berme comme les promoteurs l'ont fait l'automne dernier provoquerait à nouveau le même genre de ravinage  que l'on peut voir sur les photos prisent à l'automne 2014 et ce printemps 2015 sur mon site web ce qui, à marée haute, par voie de conséquences provoquerait à son tour potentiellement des chutes  dangereuses à l'eau nécessitant la présence de surveillance constante ce que la municipalité n'a pas les moyens de faire. Je vous invite donc  à consulter vos experts en sécurité à ce sujet avant que M. le maire étende son beau sable sur sa berme.  Il va de soit que réétendre harmonieusement la berme  artificielle  à partir du mur jusqu'au lit du fleuve nécessitera une quantité beaucoup plus grande de sable que le prévoyait M. le maire et ses ingénieurs. En effet ceux-ci prévoyaient en mettre sur la berme pour 30 cm sur 10 m par 510 m.  On comprend bien ici que l'achat d'un prix plutôt qu'une solution vivable à long terme fini toujours par coûter beau plus cher. On a qu'à penser à la dévaluation des propriétés du quartier Sainte-Luce-sur-Mer que provoquera tôt au tard la solution retenue. 
Je vous rappelle que nonobstant la présence du décret il apparait en le lisant qu'il devait y avoir une certaine forme de recherche d'acceptabilité sociale puisqu'on en tient compte dans la lettre du 14 mai 2014 signé par M. Jean Robidoux directeur général de la municipalité de Sainte-Luce afin de justifier l'octroi de ce fameux décret.  Puisque cela, aux yeux du public, semblait montrer une certaine importance n'était-il pas de votre devoir de vous assurer ce que signifiait réellement la lettre du 14 mai 2014? Face  à des administrateurs d'une petite municipalité de 2864 personnes n'est-il pas de votre devoir comme fiduciaire du bien commun de tous les Québécois de vous assurez que ces administrateurs comprennent réellement leurs rôles et les toutes les implications qui nécessairement en découlent? 
 
En espérant une réponse diligente concernant vos démarches avec la municipalité et le matériel dit de 7 MM,
 
Salutations,

 

Jacques Tremblay
Président du comité des citoyens de Sainte-Luce 2015
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Sainte-Luce Qc
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Bonjour Monsieur Tremblay,
 
J'ai bien reçu votre courriel. Nous prenons note de vos commentaires et nous vous souhaitons une bonne journée.
 
Merci
 
 

Hervé Chatagnier, directeur

Direction de l’évaluation environnementale

des projets hydriques et industriels

675 René-Lévesque Est, 6e étage, boîte 83

Québec  (Québec)  G1R 5V7

(418) 521-3933 poste 4643, Fax (418) 644-8222
herve.chatagnier@mddelcc.gouv.qc.cawww.mddelcc.gouv.qc.ca

 

 
-----Message d'origine-----
De : Jacques Tremblay [mailto:jtremb48@gmail.com
Envoyé : 21 mai 2015 10:11
À : Chatagnier, Hervé; Jacques Tremblay; Laurette de Champlain; Roland et Francine Plante Dussault
Cc : Lizotte, Marie-Josée; Tremblay, Michèle
Objet : Re: TR : RE : Demande de renseignements 



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Le 13 mai 2015 avec mon vice président M. Roland Plante nous avons pris 3 échantillons de ce qui reste de la berme artificielle. Je me propose de demander à notre député d'en faire faire l'analyse afin de s'assurer que le matériel utilisé est conforme au matériel décrit dans le rapport Ropars et aux devis originaux. J'ai eu beaucoup de difficulté à prendre des échantillons tellement c'était compact ce qui est une preuve de plus qu'il ne s'agit pas seulement de " Gros gravier" et certainement pas de " sable, gravier et quelques Gallets" dixit le rapport Ropars.

Au 13 mai 2015 la berme artificielle était aux alentours de 22. 5 pieds du mur comparativement aux 50.5 pieds du début à la fin du mois d'octobre 2014! La berme artificielle, malgré les glaces abondantes de cet hiver et sans pratiquement aucune combinaison sérieuse de grands vents et marée, a reculée de plus de 55 % en l'espace de 7 mois contaminant la plage de Sainte-Luce de son matériel non indigène risquant de ruiner la plage à tout jamais. Les promoteurs eux-mêmes avouent que lors de la prochaine véritable tempête d'automne telles que celles de 2005 et 2010, ce que j'appelle maintenant une "Big One" ils devraient, selon leur plan, " Réalimenter la Bête" jusqu'en 2024!
Ils prėvoient même rajouter jusqu'à 75 % de ce qu'ils ont déjà mis!
Où pensez-vous que tout ce matériel va finir par se ramasser après le passage de la prochaine Big One?

Depuis le mois d'octobre 2014, je prends l'épaisseur de la berme artificielle toujours vis à vis le même endroit afin de confirmer son recul. Actuellement environ 55% de la berme originelle est étendue sur la plage et est à cet endroit en partie caché par une fine couche de sable qui disparaît presque complètement vis à vis les émissaires laissant voir sa faible épaisseur. D'après plusieurs personnes œuvrant dans le domaine maritime, et ça manque pas dans notre région avec des institutions comme L' Ismer et L'Iml qui ont formé beaucoup de chercheurs, la prochaine Big One risque fortement à terme de tout " ravaler" ce matériel non indigène et de le "recracher" à la grandeur de la plage. On en sera quitte pour de beaux souvenirs.

Résidence pour personnes inquiettes : ce n'est pas le problème des promoteurs, ils n'auront qu'aller habiter ailleurs!

Encore aujourd'hui on nous parle d'un transite de 220 wagons de pétrole bitumineux par jour pour se rendre à Belledune au Nouveau Brunswick. On ne peut pas aller se plaindre de cette situation et faire la promotion d'une nouvelle résidence pour personnes en perte d'autonomie située à moins de 200 pieds de cette même voie ferrée.

 
 
Nos personnes âgées et nos personnes démunies seront-elles traitées comme des pauvres jusqu'à la fin de leur vie? C'est quoi cette volonté de placer nos personnes les plus vulnérables dans une situation aussi précaire et peu rassurante au point où les promoteurs proposent une autre espèce de solution pilote en construisant à nouveau ce qui semble être une berme non pas cette fois-ci contre l'assaut des vagues mais contre l'assaut des trains? Quelle situation bizarre  nous vivons à Sainte-Luce: Une même solution " économique" contre l'assaut des vagues et des trains! Étrangement, alors qu'on vient de dépenser 750 000$ dans une solution qui n'attend que la prochaine tempête de type  " Big One" comme celle du 6 décembre 2010  pour potentiellement ruiner à terme complètement la station balnéaire de Sainte-Luce, les promoteurs de la nouvelle résidence ne mettent pas en évidence les coûts engendrés par cette nouvelle barrière de protection anti-train et anti-bruit tout en faisant fi de l'angoisse que seraient condamnées à vivre plusieurs fois par jour et par nuit les personnes les plus démunies de Sainte-Luce. Dans les faits, les promoteurs de la nouvelle résidence semblent minimiser les conséquences de l'augmentation prévue du trafique pétrolier par train pour alimenter le nouveau port pétrolier de Belledune au Nouveau Brunswick qui est pourtant décriée en autre par les maires de Trois-Pistole et d'Amqui. Par principe de précaution , les promoteurs devraient plutôt s'inspirer du dernier règlement concernant la construction de nouvelles casernes de pompier. En effet, il serait maintenant interdit de construire toute nouvelle caserne à proximité d'une voie ferrée! Avons-nous besoin d'un autre dessin pour comprendre tout le danger potentiel? Avons nous besoin d'un autre déraillement comme à Lac-Mégantic pour comprendre l'ampleur que peut prendre un tel désastre? Avons-nous besoin d'une tragédie comme à l'Ile Verte pour comprendre l'insécurité légitime que peuvent vivre des personnes à mobilité réduite? Le conseil municipal de Sainte-Luce ne peut pas constamment se cacher derrière les promoteurs privées même à but non lucratif pour refuser d'intervenir dans ce dossier comme il a prétendu le faire lors des dernières assemblées municipales. Après tout c'est la municipalité qui doit accorder les permis de construction et, au nom de tous les citoyens de Sainte-Luce, elle s'est elle-même mouillée complètement dans le dossier en accordant à la corporation un congé de taxe pour les 35 prochaines années. Est-ce que toutes les résidences spécialisée de Sainte-Luce dédiées à ce type de clientèle bénéficie du même genre de congé de taxes? Leurs propres taxes servent-elles, elles-mêmes à les concurrencer sur leur propre terrain? 
 
Article du Devoir, jeudi le 21 mai 2015
Les démunis n’ont pas le choix d’aller vivre aux endroits les moins attrayants. 
http://www.ledevoir.com/non-classe/440543/les-pauvres-davantage-pollues-par-le-bruit


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