Écho de l'Assemblée du Conseil municipal de Sainte-Luce tenue le 1 juin 2015

Il s'agirait peut-être du nouveau "peigne" que la municipalité se s'aurait procuré pour voir à l'entretien de la plage!
C'est à vérifier.


Lors de l'Assemblée du Conseil  municipal de Sainte-Luce tenue à la salle Gabriel Nadeau le 1 juin 2015, aucun membre du Conseil n'a contredit les propos que j'ai rapportés et qui ont été tenus par M. Yann Ropars, ingénieur  principal du projet pilote de la Recharge de la plage de Sainte-Luce à la conférence de presse du 5 novembre 2014 à savoir qu'il faudra à nouveau, après le passage de tempêtes de types Big One telles celles de 2005 ou 2010, intervenir sur la berme artificielle afin de, selon l'expression de M. Ropars, "Nourrir la Bête". De plus le Rapport Ropart, qui a servi de base à cet enrochement  massif,  prévoit  rajouter jusqu'à 75% du même enrochement d'ici 2024 pour s'assurer de la pérennité du mur de la promenade après les passages des prochaines tempêtes de type Big One.  Le comité des citoyens de Sainte-Luce 2015, par ma propre voie, à fait remarquer à l'Assemblée  que les propos et les écrits de l'ingénieur correspondent  à un aveux  que l'enrochement déposé sur la plage en automne 2014 finira par s'étendre, à terme, à la grandeur de notre belle plage de sable fin.

Ce qui est extrêmement dommage pour la population et sa plage patrimoniale c'est que malgré ces faits aucune mesure n'est envisagée pour nous redonner un peu l'espoir de stabiliser la berme artificielle en question et que malheureusement la berme, qui sera à terme complètement dispersée, finisse par ruiner définitivement  notre joyaux touristique régional. En effet, le conseil municipal a décidé hier d'aller de l'avant avec une autre mesure pour le moins controversée à savoir l'ajout de 15 cm de gravillons de 2,5 à 5 mm sur le dessus de la berme artificielle afin de la masquer. Remarquez que l'automne passé M. le maire prévoyait  30 cm d'épaisseur de sable ou de gravillon tel que testé cet hiver vis à vis le pavillon de la plage. Le problème c'est que ce gravillon artificiel provenant d'une cimenterie de la région, et d'après des personnes spécialisées et consultées dans ce domaine, n'aurait pas la capacité d'humidité naturelle du sable afin de favoriser la plantation  des élymes des sables, qui est une des seules plantes capable de retenir le sable, afin d'au moins espérer maintenir en place cette berme artificielle. Donc, le choix de gravillons plutôt que de sable qui portant a été lui aussi testé et qui  semble s'être maintenu le long du mur près du pavillon de la plage équivaudrait à stériliser la berme artificielle des élymes des sables et nous condamnerait à constamment intervenir dans l'avenir avec de l'enrochement causant potentiellement à terme la ruine de notre plage et ce toujours aux frais des contribuables. 
 
Nous avons aussi appris d'après les propos de M. le directeur général que les élymes des sables présentes à l'autre plage municipale situėe à l'Est du commerce Le Domaine de la Plage auraient été plantées par notre propre municipalité il y a de cela plusieurs années. Nous avions donc ainsi la preuve que la transplantation d'élymes des sables, malgré l'absence actuelle de protection contre leur piétinement, peut être un moyen très efficace pour maintenir en place la berme artificielle. Il est extrêmement dommage que personne à la municipalité n'a voulu en retenir l'expertise et favoriser un projet de recharge qui aurait permis le retour des élymes des sables telles qu'elles étaient présentes dans les années soixantes avant la construction du premier mur.  Pourtant un projet d'ingénierie favorisant l'utilisation dynamique des élymes des sables a été présenté dès le printemps 2006  et a même été renouvelé par la suite vers 2010 par M. André Reid et M. Mario Gagnon tous deux ingénieurs dans ce domaine d'expertise. Ce qui est étonnant c'est que ce projet d'ingénierie ne semble pas du tout avoir été tenu en compte comme proposition valable afin de sauver à la fois le mur de la promenade ET la plage si chère à toute la population et son industrie touristique. 
 
Le Comité des Citoyens de Sainte-Luce 2015 est intervenu aussi pour rappeler à la municipalité le danger potentiel que semble représenter "L'adoucissement" de la pente de la berme artificielle que devra faire la municipalité avant d'étendre son gravillon. En effet, si la pente ne se fait pas graduellement à partir du mur jusqu'au bord de la plage, il y a de fortes chances que se produise le même phénomène que l'automne passée à savoir l'espèce de "ravinage" de la berme artificielle ce qui pourrait potentiellement provoquer d'éventuels accidents surtout à marées hautes. Il semble que la municipalité n'envisage aucun problème à ce niveau et que la municipalité doivent suivre les recommandations des ingénieurs concernant le projet pilote. Le projet, après tout, a reçu l'aval des éminences grises régionales de la sécurité civile! Souhaitons que les marrées ne soient pas trop fortes cet été. 
 
Nous avons appris à cette assemblée que la municipalité devra utiliser un équipement appartenant à une compagnie de la région et fonctionnant à "l'huile d'olive" pour intervenir sur la berge près du quai. Pourtant des témoins m'ont affirmé que la machinerie de la municipalité est déjà intervenue l'été dernier ou avant sur cette même berge pour, en autre, tenter de repousser au large des troncs d'arbres échoués sur la plage. Ils ont dû même s'y reprendre le lendemain avec le même équipement.

À plusieurs reprises durant l'assemblée M. Robidoux m'a demandé si j'avais l'expertise afin de pouvoir intervenir sur ces sujets et je lui ai rappelé ce qu'il savait déjà, parce que je l'ai toujours affirmer, que je suis qu'un simple citoyen dans ces domaines.  Cependant cette condescendance en provenance d'un non élu  ne doit pas avoir pour effet d'intimider les citoyens qui ont droit de manifester leurs inquiétudes face à des projets pour lesquels nous avons eu droit à aucune information en autre sur la granulométrie avant de se retrouver devant des faits accomplis. D'ailleurs le contenu des lettres envoyées  au MDDELCC et signé par M. le directeur général au nom de la municipalité concernant les démarches entourant  l'acceptabilité sociale du projet pilote telles que nous avons obtenues copies grâce aux demandes d'accès à l'information, laissent pour le moins perplexes les membres du Comité des Citoyens d'autant plus que M. le maire, après plusieurs demandes de ma part lors de l'assemblée municipale du 3 novembre 2014, avait fini par avouer devant toute l'Assemblée que PERSONNE n'avait été mandaté pour s'assurer de l'acceptabilité sociale du projet.  Dois-je rappeler que, à ce moment,  aucun élu ou non élu autour de la table du conseil  n'est intervenu  pour contredire les propos du maire?
Bien que je ne sois pas spécialiste dans ces domaines il est quand même à noter que depuis l'automne 2014 soit depuis plus de 7 mois  j'ai consulté et rencontré plusieurs intervenants dans le domaine maritime qui m'ont pratiquement tous  confirmé et ce à plusieurs reprises que mes questionnements et interrogations sont pleinement justifiés dans les circonstances. Je vous rappelle que dans la région, l'expertise dans le domaine maritime ne manque absolument pas. J'ai su de source sûre que de grands groupes de chercheurs dans le domaine maritime au Québec ne comprennent absolument pas où s'en va notre municipalité avec ce projet pilote surtout lorsqu'ils tiennent compte des conséquences à long terme. 
 
Comme Président dûment élu du Comité des Citoyens de Saint-Luce 2015 je me dois de rappeler à M. le maire que comme président d'Assemblée municipale il se doit de remettre à l'ordre non seulement les gens présents dans l'assemblée mais aussi les gens assis autour de sa propre table surtout lorsqu'ils tentent d'intimider les gens qui sont au micro.
 
En parlant d'expertise et que visiblement aucune personne autour de la table du conseil municipal en aurait  plus que moi dans ce domaine j'ai demandé à M. le maire s'il avait un moment ou l'autre envisagé de faire une étude concernant la possibilité  d'essayer de stabiliser la berme artificielle avec des élymes des sables ou un autre moyen. M. le maire nous a dit que non. 
Finalement j'en conclus  que le refus de la municipalité de discuter de l'avenir de la plage avant ces dernières semaines n'aura servi qu'à appliquer le plan déjà prévu et ainsi se retrouver encore une fois devant des faits accomplis au grand dam de toute la population. 
J'en conclus que l'administration Gagnon manque complètement de vision à long terme quant à l'avenir de la plage de Sainte-Luce en minimisant les conséquences désastreuses de la non stabilisation de la berme artificielle qui risque dès la prochaine tempête digne de celles de 2005 ou 2010 de ruiner complètement notre plage.
J'en conclus que si la municipalité continue à appliquer le plan des ingénieurs, le budget municipal ne fera qu'augmenter sans apporter de solution valable à notre industrie touristique. 

Un autre sujet semble bénéficier du même modus operandi est le nouveau projet de résidence pour personne en perte d'autonomie. En effet, le conseil municipal a renouvelé son appuis au projet tel que présenté par la corporation privée malgré les inquiétudes légitime concernant entre autre une potentielle contamination des terrains. M. le maire nous a rappelé que ce projet déjà vieux de 3 ans devait aller de l'avant. Il reste qu'en définitive il revient à la municipalité d'accorder ou non la possibilité de construire ou non ce bâtiment à cet endroit. La municipalité peut même aller chercher toutes les dérogations nécessaires pour implanter le bâtiment ailleurs.  Une membre du comité parlant en son nom personnel tel que prévoit les statuts de notre association a rappelé que depuis plusieurs mois des voix se font entendre de partout concernant entre autre l'augmentation du trafique ferroviaire des wagons citernes de pétrole bitumineux de l'Alberta. D'après M. le maire il n'y aurait pas d'autre terrain disponible entre la trac de chemin de fer du secteur Luceville et la plage de Sainte-Luce! J'invite les citoyens de Sainte-Luce à faire des propositions à la Mairie tout en rappelant à M. le maire que le secteur Luceville se poursuit aussi au Sud de la trac de chemin de fer ainsi qu'à l'Est et à L'Ouest! Il reste que pour le Comité des Citoyens de Sainte-Luce 2015 c'est un beau projet mais qui est absolument mal situé. 

Le Comité des Citoyens de Sainte-Luce 2015 pense  aussi que le congé de taxes foncières sur 35 ans pour ce projet peut légitimement être vu comme une injustice pour les autres institutions œuvrant dans des domaines similaires sur le territoire de Sainte-Luce. Ainsi, les taxes payées par les entreprises similaires concurrentes, bien qu'elles ne seront pas les seules contribuables à les payer, serviront en quelque sorte à financer leur propre compétiteur! 

M. le maire semble avoir, après plusieurs mois, enfin réglé sémantiquement la différence entre " Sable","Gravillon" et "Gravier" cependant, lui qui a beaucoup oeuvé au niveau des relations de travail, ne devrait pas non plus confondre un syndicat de "Boutique "  tel qu'on voit dans certains pays et un syndicat légitimement élu par une démarche démocratique. 
En effet, le Comité des Citoyens de Saint-Luce 2015 n'est pas un comité de "Boutique". C'est un organisme de surveillance qui s'est créé en invitant toute la population de Sainte-Luce a y participer lors de son assemblée de fondation du 21 avril 2015 et en ce sens, vu l'absence apparente d'opposition organisée au niveau du conseil municipal, il nous est  apparu nécessaire d'être complètement indépendant de la municipalité. Lorsque la municipalité dit créer elle-même un comité consultatif pour un sujet précis, ce qui est pleinement légitime, elle va, en choisissant elle-même les membres constituants son comité, en quelque sorte chercher l'expertise mais aussi l'approbation de gens qui pensent comme eux, ce qui, en définitive ressemble plutôt à un comité de "Boutique".  Pour bien établir la différence et éviter de confondre inutilement la population de Sainte-Luce il serait important de réserver l'expression Comité de (ou des) Citoyen(s) pour le Comité des Citoyens de Sainte-Luce 2015, comité indépendant de surveillance. 


Jacques Tremblay
Président du Comité des citoyens de Sainte-Luce 2015
www.jacques-tremblay-48.com
3, Route du Fleuve Est
Sainte-Luce Qc
G0K1P0
418-739-5268 rés 
418-739-7963 cel.
jtremb48@gmail.com